Interview de Samuel: la folle virée Tango en France…à vélo!

« Voyager, c’est toujours voyager en soi »

13 Janvier 2018 : le grand départ depuis le Pas-de-Calais pour Samuel, qui entame un atypique tour de France en vélomobile! 100 kms par jour en moyenne, un matériel audio et vidéo au top pour vous interviewer, vous, la communauté tango.L’objectif ? Faire un état des lieux du tango d’aujourd’hui dans nos régions, en réalisant à terme un documentaire telle une immense mosaïque de portraits..Bref : ça a du sens, c’est passionnant, et surtout c’est vivant ! Allez, Samuel, exceptionnellement on inverse les rôles !

Comment t’es venu cette idée de faire le tour de la France pour le tango ?

En fait ça démarre de cette machine, une vélomobile, que j’ai reçu en Juin dernier. Au début, j’utilisais la vélomobile pour des trajets standards, par exemple pour faire une trentaine de kilomètres pour aller bosser. Puis j’ai commencé par en faire un peu plus, jusqu’à 150 km, pour aller voir mes parents, mes amis. Alors je me suis dit que si je faisais 150km, je pouvais donc en faire 300 ! Et qu’à peu près en 5 jours je pouvais être à l’autre bout de la France.

Tout est donc parti de là. Il y avait également aussi le fait que je me sentais enfermé au Pas-de-Calais, avec très peu d’occasion de rencontrer la communauté tango, cela devenait sclérosant. Bref une grande curiosité et une grande envie de bouger !

A quel moment as-tu fixé ta date de départ ?

Je me suis aperçu qu’il y avait toujours une bonne raison de décaler un départ. « Là je ne peux pas encore partir, car tant que je n’ai pas ceci, tant que je n’ai pas cela ». C’est en discutant avec des amis que j’ai réalisé qu’on n’est finalement jamais tout à fait prêt, et donc je me suis dit que j’allais passer le week-end du premier de l’an et que je partirais le week-end suivant. Et j’ai lancé le tour à ce moment-là !

Comment s’est déroulée ta préparation en amont ?

Il n’y a pas vraiment eu de préparation physique à proprement dit. Elle s’est faite au fur et à mesure. Tu te vérifies sur des sorties standards, mais, après, la condition physique s’affine au fil du voyage. J’ai plutôt fait une préparation mentale et technique, car j’emmène avec moi beaucoup de matériel vidéo. Pour le reste, je pars avec peu, car il doit y avoir un arbitrage à faire entre la liberté et la légèreté.

Le bilan de tes premiers mois ?

Les premières étapes ont été une vraie galère pour l’hébergement. Au début j’allais chez des potes, ou sur un réseau pratiquant l’entraide pour les cyclistes. Puis petit à petit des contacts ont eu lieu, avec de vrais et supers échanges. C’est toujours très convivial, c’est d’ailleurs une histoire de convivialité. Tu passes d’abord la soirée à parler avec les gens, puis après tu parles tango, et là je peux alors poser ma caméra. Ça fait deux mois et demi que je roule. Je suis encore en train de construire un modèle économique avec des collaborations qui se créent, comme par exemple avec les prochains tee-shirt et des prestations sur le tour (cours et pratiques)

Quels liens tisses-tu, au fil du tour ?

Ce tour attire des Tangueros, avec qui j’ai des points communs, mais aussi d’autres personnes qui adhèrent totalement aux valeurs écologiques, et qui ont un parcours atypique. Je suis toujours en famille, je me sens toujours en famille. On a des tas de trucs à se raconter. Il faut faire confiance. Il y a beaucoup plus de gens bienveillants que malveillants ! Soyons léger !

Quand penses-tu rentrer chez toi et comment vas-tu réaliser ton documentaire ?

Normalement le tour ne devait durer que 2 mois ! Maintenant j’envisage plutôt de rentrer en Septembre. Je sais que le retour à la vie normale va être compliqué. Pour le documentaire, j’aimerai faire une grande collection de portraits, avec des thèmes variés et classifiés tel que l’axe, la connexion. Ce qui m’éclaterait vraiment, c’est de faire un format marathon, qui serait visionné dans les festivals tango, avec toutes ces interviews de la communauté Tanguero !

Des projets « d’après » ?

Faire un second tour de France pour présenter le documentaire ? Et après on danse!;)

Le projet de Samuel lui demande un grand investissement financier, notamment sur la partie technique. En recherche de sponsor, vous pouvez le soutenir ! Également, n’hésitez pas à lui proposer un hébergement en fonction de ses étapes.

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